La traduction… aussi riche que le chocolat

Nous connaissons bien la réputation du chocolat, particulièrement, dit-on, pour la gent féminine. Au risque de gêner mes compères de la gent masculine, j’avoue qu’il m’est difficile d’y résister moi-même, davantage quand un îlot de fraises et une coupe de champagne accompagnent le délice. Je n’irai pas jusqu’à affirmer que les plaisirs de la traduction sont comparables. Non, ce serait manquer de respect envers la voluptueuse douceur de M. Chocolat. Mais cela ne m’empêche quand même pas de souligner quelques plaisirs que je confesse avoir ressentis parfois dans mon travail de traducteur. Je n’en mentionne que deux que j’associe à l’art de la communication.

Tout exercice de traduction engage une communication entre au moins deux personnes, souvent une foule de personnes : un ou une auteur et un traducteur ou une traductrice. Au-delà de la traduction se situe également le nombre de lecteurs ou lectrices du texte d’arrivée.

Le premier plaisir de la traduction est celui de la juste compréhension de la pensée de l’auteur par le traducteur ou la traductrice. Il est délicieux de se rendre compte que le texte d’origine n’offre aucun obstacle de compréhension de sorte que le texte d’arrivée soit un rendement fidèle de la pensée de l’auteur. Alors la traduction devient un art beaucoup plus qu’une connaissance faisant appel à diverses techniques. Elle devient un exercice de créativité par un second auteur (le traducteur ou la traductrice) qui illustre à la fois le talent de la compréhension et de l’expression. L’harmonie entre ces deux talents mis au service d’un texte fidèlement rendu peut engendrer une satisfaction des plus agréables chez le traducteur ou la traductrice.

Un deuxième plaisir de la traduction engage les lecteurs et lectrices. Le texte d’arrivée devient un instrument d’initiation à une autre pensée pour ces nouveaux et nouvelles venu-es dans le champ d’influence du texte original. Oui, la fidélité du texte d’arrivée assure que ses lecteurs et lectrices rencontreront, non le traducteur ou la traductrice, mais bien l’auteur original. La traduction offre alors à ces personnes une expérience d’ouverture d’esprit à la rencontre de la pensée nouvelle exprimée dans le texte d’origine. Le traducteur ou la traductrice devient un appui à la croissance des lecteurs et lectrices de son travail assidu. Vraie jouissance pour le traducteur ou la traductrice !

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