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Literary Translation, a Labyrinthine Activity

If you are familiar with the Labyrinth as a spiritual growth tool (http://www.labyrinthcompany.com/), you will understand why I use it here as a metaphor for literary translation. The Labyrinth leads the walkers to its centre through a number of turns. Translation also guides the translator through a series of turns from the source text to the target text. I will mention only three of these necessary turns here.

Languages
Of course, translation requires the knowledge of two languages, not only a verbal, but also, and most importantly, a writing knowledge, especially of the target language. For example, it is very common in verbal English to neglect the relative pronoun that : “I think I will go with you.” This would be qualified as informal English. Formal English, and in general written English, requires the pronoun: “I think that I will go with you.” The translator would not do well to write the target text in a verbal style, unless, evidently, the source text adopted that style. And even then, the translator has to know the specifics of both verbal and written styles to create a target text as faithful as possible to the source text.

Cultures
Any writing is rooted in the culture it was created in. The same story written in England, let’s say, will not have the same tone as if it had been written in Australia, or Canada. They are all English speaking countries, but each has its specific culture that the writing will reflect. The translator needs to be sensitive to the characteristic cultural traits showing in the source text. And then the translator needs to be familiar with the culture of the language he is writing in. Consider French for example. The culture in France differs greatly from that in Canada or Haiti. A French text will certainly hint to those different cultures. The translator needs to catch those hints and let them show in the target text.

Era
This is very close to culture but factoring in the time when the text was written. A language is not the same from one century to another, or even from one decade to another. Think of the various words that become very popular for a few years and then practically disappear from use: cool, awesome, bad (in the sense of good), etc. The translator needs to be knowledgeable of the specific meaning of those particular words at different times. Only then can the translator produce a target text respecting the special traits of the source text.

La traduction… aussi riche que le chocolat

Nous connaissons bien la réputation du chocolat, particulièrement, dit-on, pour la gent féminine. Au risque de gêner mes compères de la gent masculine, j’avoue qu’il m’est difficile d’y résister moi-même, davantage quand un îlot de fraises et une coupe de champagne accompagnent le délice. Je n’irai pas jusqu’à affirmer que les plaisirs de la traduction sont comparables. Non, ce serait manquer de respect envers la voluptueuse douceur de M. Chocolat. Mais cela ne m’empêche quand même pas de souligner quelques plaisirs que je confesse avoir ressentis parfois dans mon travail de traducteur. Je n’en mentionne que deux que j’associe à l’art de la communication.

Tout exercice de traduction engage une communication entre au moins deux personnes, souvent une foule de personnes : un ou une auteur et un traducteur ou une traductrice. Au-delà de la traduction se situe également le nombre de lecteurs ou lectrices du texte d’arrivée.

Le premier plaisir de la traduction est celui de la juste compréhension de la pensée de l’auteur par le traducteur ou la traductrice. Il est délicieux de se rendre compte que le texte d’origine n’offre aucun obstacle de compréhension de sorte que le texte d’arrivée soit un rendement fidèle de la pensée de l’auteur. Alors la traduction devient un art beaucoup plus qu’une connaissance faisant appel à diverses techniques. Elle devient un exercice de créativité par un second auteur (le traducteur ou la traductrice) qui illustre à la fois le talent de la compréhension et de l’expression. L’harmonie entre ces deux talents mis au service d’un texte fidèlement rendu peut engendrer une satisfaction des plus agréables chez le traducteur ou la traductrice.

Un deuxième plaisir de la traduction engage les lecteurs et lectrices. Le texte d’arrivée devient un instrument d’initiation à une autre pensée pour ces nouveaux et nouvelles venu-es dans le champ d’influence du texte original. Oui, la fidélité du texte d’arrivée assure que ses lecteurs et lectrices rencontreront, non le traducteur ou la traductrice, mais bien l’auteur original. La traduction offre alors à ces personnes une expérience d’ouverture d’esprit à la rencontre de la pensée nouvelle exprimée dans le texte d’origine. Le traducteur ou la traductrice devient un appui à la croissance des lecteurs et lectrices de son travail assidu. Vraie jouissance pour le traducteur ou la traductrice !