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De retour / I’m back

Après un hiatus de la traduction pour écrire mon premier livre en français et en anglais, je suis de retour au boulot, du moins à temps partiel. J’écris toujours mes mémoires, lentement, et de temps à autres j’ajoute quelques pages aux autres projets sur le métier. Je continue à découvrir les joies et les peines de l’écriture. La passion creuse ses racines. Elle devient plus résistante aux intempéries de la vie.

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After a break from translation to write my first book in English and French, I am back at work, at least part-time. I am still slowly working on a memoir and on a few other writing projects I have begun. The joys and pains of writing keep me fascinated. What a beautiful venture! The passion grows stronger against the winds of life.

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Bravo! / Bravo !

Sometimes late hours do lead to success. (See preceding entry.) The book I translated for Mr. Antoine D. Ongolo has just been published. I encourage you all to read it. Mr. Ongolo is very articulate in his writing and in exposing his spiritual life based on his deep faith that God answers prayers. “This true story will renew your hope, whatever challenge you have to face.”

A Letter to God

http://www.amazon.com/Letter-God-Antoine-D-Ongolo/dp/1629522155/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1397723478&sr=1-1&keywords=a+letter+to+god

Les heures tardives mènent au succès, parfois. (Voir le blogue précédent.) Le livre que j’ai traduit pour M. Antoine D. Ongolo vient tout juste de paraître. Je vous encourage fortement à le lire. Non seulement M. Ongolo a-t-il une belle plume, mais il a aussi une belle foi. Son livre raconte les exploits d’un Dieu fidèle à ses promesses. « Cette histoire vraie vous apportera une nouvelle espérance, quelles que soient les difficultés auxquelles vous êtes confrontés. »

Une lettre à Dieu

http://www.leseditionsdunet.com/temoignages/2248-une-lettre-a-dieu-antoine-desire-ongolo-9782312021386.html

 

La traduction… aussi riche que le chocolat

Nous connaissons bien la réputation du chocolat, particulièrement, dit-on, pour la gent féminine. Au risque de gêner mes compères de la gent masculine, j’avoue qu’il m’est difficile d’y résister moi-même, davantage quand un îlot de fraises et une coupe de champagne accompagnent le délice. Je n’irai pas jusqu’à affirmer que les plaisirs de la traduction sont comparables. Non, ce serait manquer de respect envers la voluptueuse douceur de M. Chocolat. Mais cela ne m’empêche quand même pas de souligner quelques plaisirs que je confesse avoir ressentis parfois dans mon travail de traducteur. Je n’en mentionne que deux que j’associe à l’art de la communication.

Tout exercice de traduction engage une communication entre au moins deux personnes, souvent une foule de personnes : un ou une auteur et un traducteur ou une traductrice. Au-delà de la traduction se situe également le nombre de lecteurs ou lectrices du texte d’arrivée.

Le premier plaisir de la traduction est celui de la juste compréhension de la pensée de l’auteur par le traducteur ou la traductrice. Il est délicieux de se rendre compte que le texte d’origine n’offre aucun obstacle de compréhension de sorte que le texte d’arrivée soit un rendement fidèle de la pensée de l’auteur. Alors la traduction devient un art beaucoup plus qu’une connaissance faisant appel à diverses techniques. Elle devient un exercice de créativité par un second auteur (le traducteur ou la traductrice) qui illustre à la fois le talent de la compréhension et de l’expression. L’harmonie entre ces deux talents mis au service d’un texte fidèlement rendu peut engendrer une satisfaction des plus agréables chez le traducteur ou la traductrice.

Un deuxième plaisir de la traduction engage les lecteurs et lectrices. Le texte d’arrivée devient un instrument d’initiation à une autre pensée pour ces nouveaux et nouvelles venu-es dans le champ d’influence du texte original. Oui, la fidélité du texte d’arrivée assure que ses lecteurs et lectrices rencontreront, non le traducteur ou la traductrice, mais bien l’auteur original. La traduction offre alors à ces personnes une expérience d’ouverture d’esprit à la rencontre de la pensée nouvelle exprimée dans le texte d’origine. Le traducteur ou la traductrice devient un appui à la croissance des lecteurs et lectrices de son travail assidu. Vraie jouissance pour le traducteur ou la traductrice !

Gaining Weight, Losing Hair: Translation as Art

As she translated Les Misérables, Julie Rose said that she feared gaining weight and losing her hair as happened to Victor Hugo when he was writing the story.

It is often said that translation is not only the exercise of converting one word from one language to another, but also of expressing a culture. For Julie Rose, and I believe her concern expresses it well, translation reaches beyond conveying a culture. The translator almost becomes a medium between the author (not only the book) and the translated document.

It is also said that the better the translator knows the source language, and its culture, the better the translation will be. Of course, this is evident. Rose’s experience adds the presence of the author to the translation exercise. The better the translator is acquainted with the author, the more faithful the translation will be. Sometimes the translator will read other writings by the author to make sure the source text is clearly understood and therefore the target document faithful to content and style.

This is true for literary translation of course, but not totally absent from technical translation. Though knowing the author of a technical source text will not matter as much as it does for a literary translation, it is still true that the more familiar the translator is with the science of the source text, the better his/her translation will be.

A translator does not need many years of work to verify the above in his/her own practice. What often appears at first as a simple, easy exercise—“I already speak both languages,” may think the novice, “how difficult can translation be?”—very quickly takes all the colors of any art project. And that is exactly what makes translation exciting and can keep a translator motivated for a long time.